Témoignages

Défi 30 jours


Virginie et Sylvain

J’ai rencontré mon futur mari à 17 ans et nous avons franchis les étapes de la vie ensemble, en poursuivant nos études et en débutant dans la vie professionnelle vers 22 ans. À 24 ans, nous nous sommes mariés, nous avons acheté une maison et le projet de fonder une famille s’est enligné tout aussi naturellement… 2 ans se sont écoulés et aucun bébé ne s’est joint à nous alors qu’autour de nous les grossesses se multipliaient en un simple claquement de doigts.

 

À 26 ans, je reçois un diagnostique d’infertilité, car je souffre d’endométriose sévère et en raison de sa progression et de sa gravité au fil des ans, j’ai dû subir l’ablation des trompes. Le choc est total et l’incompréhension face à la vie elle-même. Nous devons être forts pour ne pas nous écrouler et entreprenons divers traitements dans l’espoir d’avoir un jour ce miracle tant attendu. Nous avons commencé les traitements en 2009, sans la gratui-té et nous avions nos limites financières, ensuite est arrivée la Loi 26 et nous avons réalisé une FIV. Ce fût au deuxième TEC (transfert d’embryons congelé) que la roue a tourné pour nous. En décembre 2012 est née Clara, notre trésor!

 

Je tiens donc à dire merci à la médecine et merci au gouvernement québécois pour avoir mis en application ce programme de gratuité pour la procréation assistée. Grâce à ce-la, notre vie a pris tout son sens.


Cindy et Luc

Nous rêvons de fonder une famille, cependant nous avons dû faire le deuil d’avoir un enfant naturellement et sans le programme, nous devrons y renoncer. Pour nous, le seul moyen d’y parvenir est de passer par la FIV. Il y a déjà plusieurs frais à acquitter tel que le déplacement, l’hébergement, les congés du travail, dû à cette infertilité. Si dorénavant nous devons assumer celle de la procréation assistée dont le montant est élevé nous devront abandonner. Ne pas avoir d’enfant, ce n’est pas comme un bien matériel que l’on ne peut se payer, ce n’est pas un luxe. Ça devient un manque, un désir viscéral dont le revenu du couple ne devrait pas être un frein. On ne choisit pas d’être malade comme on ne choisit pas d’être infertile, et en gardent cette optique nous espérons que vous continuerez de nous soutenir dans nos démarches. Pour finir, le programme est notre seule possibilité de pouvoir un jour tenir dans nos bras un enfant qui vient de nous.

 

Merci de l’attention porté à notre témoignage.


Julie et Dominique

J’ai rencontré mon conjoint en 1996 lorsque nous avions 16 et 17 ans et c’est en 2000 que débute les essais pour fonder une famille, alors âgé de 20 ans, je ne m’imaginais pas devoir aiguiser autant ma patience pour avoir un enfant, chose que je rêvais même lorsque j’étais toute jeune puisque j’ai une passion débordante pour les enfants de tous âges!

 

J’arrête dons la pilule contraceptive en octobre 2000 et 4 ans plus tard, après des cycles menstruels de 6 à 8 mois d’intervalles et des dizaines de tests négatifs, on me diagnostique un kyste de 11 cm de diamètre à l’ovaire droit. Une opération s’ensuit pour retirer le kyste, mais comme il a abimé l’ovaire, je subi donc une ovariectomie en plus de ma kystectomie. Avec seulement l’ovaire gauche, mon gynécologue me rassure sur ma capacité à avoir un enfant!

 

C’est seulement en 2007, que mon gynécologue croît bon de me référer en clinique de fertilité et c’est là qu’on me diagnostique ovaire polykystique. Je débute donc des IAC puisque les simples ovulants et autres médicaments n’ont pas fonctionné en 7 années d’essais et donc suite à 3 IAC infructueuses, des découragements, des pleurs et un changement de clinique, puisque suite à l’arrivée de la gratuité, je me sentais comme un numéro dans mon ancienne clinique et non pas comme une femme qui essai d’avoir un enfant.

 

J’ai donc fait une première FIV à la Clinique de fertilité de Montréal en janvier 2013 qui s’est résulté en un beau test positif! J’ai enfin eu le bonheur d’être enceinte et de vivre enfin le rôle de mère que je souhaitais depuis 13 ans! Notre beau petit miracle est né le 24 octobre dernier et il nous comble de joie!!

 

Merci au gouvernement pour l’implantation de la Loi 26 puisque sans elle, je ne crois pas avoir eu les moyens financiers pour me rendre en FIV et enfin vivre une vraie vie de famille!

 

Nous souhaitons pouvoir donner un petit frère ou une petite soeur à Lyam grâce à la gratuité et ainsi agrandir notre belle famille très bientôt puisque j’ai encore des embryons congelés qui n’attendent que de voir le jour dans une famille heureuse!


Geneviève

Avant même de rencontrer mon conjoint et de vouloir fonder une famille avec ce dernier, je savais que mon parcours serait des plus ardu. Le verdict d’infertilité venait de tomber alors que je n’avais que 26 ans! Lorsque le moment de fonder une famille fut arrivé, un parcours long et tortueux nous attendait. Nous avons rencontré plusieurs médecins, avec tous et chacun, une ligne de pensée différente. Nous avons passé au travers de la simple stimulation ovarienne, à la stimulation avec insémination et pour terminer par la fécondation in vitro. Le processus aura prit six ans et demi avant l’obtention d’une grossesse. Six ans et demi de sacrifices conjugaux, sociaux et financiers. L’infertilité est une épreuve très déstabilisante pour un couple. Les émotions en montagnes russes, les conflits travail-traitements, les ressources financières parfois précaires. Le désir de fonder une famille, n’est PAS un privilège, c’est viscéral. C’est la raison d’être de notre société et c’est la régénérescence de la population québécoise dont nous sommes si fiers.

 

Personnellement, mon désir d’avoir des enfants est arrivé tôt dans ma vie. Je n’ai jamais imaginé ma vie sans enfants. Mon conjoint et moi sommes allés jusqu’au bout où nos moyens financiers nous le permettaient, mais malheureusement sans succès. Nous ressentions un vide, puisque notre désir n’était pas assouvit. Nous avons donc décidé de soutenir l’Association des couples infertiles du Québec, dans sa quête pour obtenir la couverture des frais de fertilité. Nous y avons mis corps et âme, parce que nous croyons en l’avenir de ce programme.

 

Suite à la mise en application de la loi 26, nous avons fait une première fécondation in vitro, qui nous a permis de connaître le bonheur d’être parents. L’arrivée de cet enfant, a bouleversé nos vies pour le mieux. Quatre mois plus tard, nous décidions de retourner en traitement et un deuxième enfant est venu agrandir cette belle famille que nous sommes aujourd’hui. Ce sont notre énergie, notre joie de vivre et pour rien au monde nous retournerions en arrière.

 

Nous croyons qu’une société tel que le Québec est et ce doit de soutenir des programmes novateurs comme la couverture des frais de fertilité. Les enfants sont notre avenir et nous avons besoin d’eux pour avancer. Plus nombreuse sera la re-lève québécoise, plus riche sera notre patrimoine.


Julie, Jacques et Louis

Bonjour,

voici mon témoignage pour vos actions concernant la menace d’abolition du programme de PMA.

 

Moi, Julie, 29 ans, et mon époux Jacques, 30 ans. Après plusieurs mois d’essais infructueux, le diagnostic est tombé en avril 2012. Mon conjoint, pour une raison inexpliquée, a une production quasi-inexistante de spermatozoïdes. Direction clinique de fertilité. Dès le premier rendez-vous avec un urologue, une seule option s’offre à nous, la FIV ICSI, avec la forte possibilité d’avoir recours à un don de sperme. Le ciel nous tombe sur la tête, mais on se lance, le coeur en miettes, mais remplit d’espoir. En janvier 2013, je débute mon premier protocole de stimulation ovarienne. Des 7 ovules ponctionnés, 5 seront fécondés, avec les spermatozoïdes de mon conjoint en prime (ouf!). 5 jours plus tard, il ne reste qu’un combattant, qu’on transfère dans mon utérus. Il s’est accroché très fort, et le 10 octobre 2013, j’accouchais de Louis, un beau garçon en parfaite santé! Merci la vie! Nous sommes actuellement en démarche pour un 2e enfant, pour compléter notre famille. Mon conjoint a subi dernièrement un TESE et un PESA pour tenter de trouver des spermatozoïdes à congeler en vue d’une prochaine FIV ICSI, mais on doit se tourner vers le micro TESE, car ils sont trop bien cachés! Nous avons grandement besoin que le programme de PMA demeure, car il nous a donné le plus beau cadeau au monde, et nous souhaitons à notre tour donner le plus beau des cadeaux à notre fils, soit un frère ou une soeur…


Patrik

La paternité est sûrement plus qu’un concept théorique, je ne peux pas croire que je me suis répété ça si souvent jusqu’à mes 45 ans! Depuis plus de 20 ans que j’étais prêt, que je cherchais éperdument la façon de poursuivre ce désir intrinsèque et surtout de le réaliser. Ce sentiment que je n’arrivais pas à verbaliser, à l’époque, aurait pu se traduire par les paroles du texte du chanteur Stromae; « ah sacré papa, dis-moi, où es-tu caché? Ça doit faire au moins mille fois que j’ai, compté mes doigts… ». Je voulais tellement devenir père, je n’y croyais plus, ou du moins, l’espoir s’éteignait.

 

Jusqu’à ce que j’apprenne l’existence d’une association qui comprenait des gens comme moi qu’on disait INFERTILES. Le mot était lâché! Dès lors, je me suis investi avec mon épouse dans cette dure aventure émotionnelle, physique et si éreintante du point de vue financier.

 

Déjà qu’il faille subir l’ironie du mauvais sort, il faut en plus payer pour avoir un enfant! Il ne s’agit pas ici d’un simple kilo de farine, on parle d’une vie humaine! On aide déjà des gens, pour les meilleures raisons du monde, à avorter une grossesse pour cause de santé foetale et/ou maternelle; je comprends très bien. C’est un choix social important et vital. Il n’en demeure pas moins vital ni moins important, de soutenir la volonté humaine per-sonnelle, communautaire et sociale, et ce, autant par une aide psychologique, médicale que par une aide financière.

 

Le programme gouvernemental du parti libéral de l’époque, sur l’aide à la procréation assistée, que tous les partis politiques de l’assemblée nationale ont aidés à mettre en place en 2010 est et reste encore quatre ans plus tard une nécessité.

 

Il est certain que des balises claires sont importantes, autant au niveau éthique, médical et financier (voire la rémunération de l’acte médicale entre autre). Depuis le début de l’application de la loi 26 tout ceci aurait dû être réglé. Quoiqu’il en soit, une surveillance accrue et des aménagements sont primordiaux et souhaitables au maintient et au bon fonctionnement du programme afin de continuer d’aider les couples infertiles à cesser de broyer du noir et continuer d’espérer de faire ce que tout les gens fertiles (dits normaux) ont la chance de faire naturellement et ce tout à fait gratuitement.

 

Grâce à ce programme, j’ai pu réaliser le souhait le plus chéri de mon existence c’est-à-dire la naissance de mes deux garçons qui sont âgés aujourd’hui de 3 ans et 2 ans.